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Actus du mois d'avril

  • 18 mars
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 heure


Ce qui nous anime


Être libre ne signifie pas “ faire ce que l’on veut”, mais devenir acteur, en conscience de ses choix, de ses décisions. 

 Pour choisir, il faut connaître, c’est l’ambition de “ Demain c’est toi”, de permettre aux groupes que nous rencontrons de faire culture commune, par un apport de qualité à partir de données fiables, sourcées.  Pour choisir il faut renoncer, c’est l’ambition de “Demain c’est toi”, de présenter les risques, les dangers d’une société qui valorise toutes les possibilités et d’affirmer des valeurs qui visent l’épanouissement de l’être. Il n’y a pas de liberté sans responsabilité, choisir, c’est assumer : “ je ne subis pas ma vie, je la construis ”. 

La relation à l’autre, la dimension collective des interventions, les confrontations des avis participent à cette responsabilité de toute personne capable de décider et de grandir en liberté. 



Des changements et des perspectives pour cette nouvelle année


Pour répondre au flux massif de demandes d’interventions, l’association “ Demain c’est toi” doit se structurer. Depuis la rentrée, en plus de Julien, l’animateur-coordinateur qui intervient auprès des jeunes, Sarah apporte son concours pour travailler la prospective, les dossiers de recherche de financements et ainsi ajuster notre action à la mise en œuvre de nouveaux projets.


EVAR – EVARS est reconnue par les établissements. L’association construit ses interventions en lien avec ces programmes de l’Éducation Nationale. Ces contenus sont élaborés en amont par une équipe pluridisciplinaire. Ainsi les établissements savent d’avance ce qui va être abordé avec les élèves.


Un travail de collaboration permet à l’équipe éducative d’intégrer l’intervention dans leurs progression pédagogique. A l’issue de l’animation, le bilan des réponses des élèves ainsi qu’un kit pédagogique sera remis à l’équipe enseignante, véritable boîte à outils donnée aux enseignants pour continuer en classe la dynamique engagée lors de l’intervention.


La nouvelle animation "Les réseaux sociaux : faut-il les interdire avant 15 ans est plébiscitée par les jeunes répond à un besoin criant de s’adresser à eux en priorité sur cette question.



Un nouveau domaine pour répondre à un besoin de sens


Comment se situer face aux évolutions du monde : doit-on subir la morosité ambiante ou donne-t-on aux jeunes la possibilité de “ Fabriquer demain” ? 

Au-delà des peurs légitimes, recensée par un chargé d’études qui a travaillé pour l’association, nous nous engageons à bâtir une animation repérant les leviers d’actions pour un avenir désirable et expérimentant en groupes un défi concret.


"Les réseaux sociaux : faut-il les interdire avant 15 ans ?"


C’est le titre de notre nouvelle animation, construite bien avant le projet de loi

qui pose cette question.



Qu’en pensent les jeunes ?


Lorsqu’on pose cette question à des 4e (auprès de 170 élèves en tout) : ils répondent massivement (75% ) non à cette question.



D’après le vote des élèves, une interdiction amènerait les élèves à ressentir à la fois :

  • La possibilité de davantage de liberté, de temps et être protégés.

  • Une agression des adultes, se sentir exclus, victimes d’une injustice.


Un psychologue en milieu scolaire indique que les réseaux sociaux permettent une liberté créatrice menant vers l’autonomie et l’indépendance. 




Par ailleurs, ils sont 70% à indiquer qu’il faut les aider, notamment en « les soutenant et réagissant en cas de problème », les aidant à « prendre du recul », les « questionnant sur la sécurité ». 



Avis de jeunes qui ont vécu cette interdiction


Des Australiennes (14 ans) nous ont partagé leur vécu suite à l’interdiction des réseaux sociaux, effective en Australie depuis décembre 2025. En voici quelques-uns :


Leila :

« L’interdiction des réseaux sociaux n’a pas vraiment changé grand-chose pour moi. Je n’en ai jamais eu, donc ça ne m’a pas directement affectée. Je pense que c’est une bonne chose, car ça encourage les moins de 16 ans à sortir et à faire autre chose que de rester scotchés à leur téléphone toute la journée. Par contre, l’interdiction aurait pu être mieux appliquée. Ils ont laissé beaucoup de plateformes de communication accessibles, donc on n’a pas perdu le contact. »

 

Pippa :

« Ça n'a pas vraiment changé grand-chose pour moi […]. Beaucoup de mes amis sont passés à WhatsApp au lieu de Snapchat, mais j'ai aussi entendu dire que l'interdiction n'a pas vraiment empêché les gens d'accéder à Snapchat. Non, je ne suis pas contente de cette interdiction, car au lieu de cibler les personnes mal intentionnées, on interdit l'accès aux réseaux sociaux à tous les enfants, alors que la plupart n'ont rien fait de mal. […] Maintenant, les enfants utilisent de faux comptes, se font passer pour des adultes et se cachent de leurs parents. Du coup, si un enfant est victime de harcèlement, il devra tout gérer seul, ce qui pourrait entraîner des problèmes plus tard, comme le suicide, ce qui est terrible. C'est pourquoi je suis totalement contre cette interdiction. »


Anna :

« Je pense que l'interdiction est une bonne idée en général, mais ils n'arrivent pas à l'appliquer. J'ai perdu une plateforme, mais j'en ai encore la plupart. C'est facile de contourner le problème, donc au final, ça n'a pas vraiment changé. »

 

Sandy :

« L'interdiction des réseaux sociaux m'a isolée de mes amis, qui l'ont contournée. Elle a créé un esprit de « nous contre eux », divisant les jeunes entre ceux qui respecteront l'interdiction et ceux qui ne la respecteront pas. Le seul effet de cette interdiction, c'est de couper court à mes contacts avec mes amis. Du coup, je parle moins aux gens que d'habitude, je fais moins de projets et je ne suis plus invitée aux fêtes où il y a des discussions de groupe sur Snapchat. Je ne suis pas contente de cette interdiction, car on peut toujours faire défiler des algorithmes à l'infini, mais maintenant on ne peut plus utiliser les réseaux sociaux pour leur utilité première : être sociale. »


Mary :

« L'interdiction n'a rien changé pour moi. Je n'utilise que deux choses qui sont « interdites », mais rien n'a changé. Je pense que c'est pour une bonne cause, mais ça ne sert pas à grand-chose. »



Et si ce projet d’interdiction questionnait la liberté ?


Les Réseaux sociaux ont pour fonctionnement de rendre dépendants.

Le modèle économique des réseaux sociaux est la publicité. Les jeunes nous ont montré qu’ils le savent très bien. L’intervention permet de prendre conscience que le circuit de la récompense est sollicité et qu’il est difficile de maitriser l’utilisation des réseaux sociaux. 





Le but de l’intervention est donc : 

  • D’apprendre à repérer les moyens des réseaux sociaux pour faire rester davantage 

  • Amener les élèves à communiquer entre eux leurs astuces pour garder leur liberté 


Plus qu’ailleurs, les réseaux sociaux invitent à faire des choix de liberté

C’est choisir ses propres règles pour l’autonomie.

Choisir ses propres liens pour être indépendant.

Et pour les jeunes cela passe par l’éducation aux choix, définir les règles, repérer la liberté.

C’est sans doute apprendre à circuler entre 2 lignes : celle des adultes qui protègent des risques et la loi qui permet de vivre en société.



Peut-on être amoureux d’une IA ?

Question posée à des groupes de 3e lors de l’animation «Ma sexualité, des repères pour avancer en liberté ».


Les professeurs présents durant cette animation ont été étonnés de telles réponses. Et c’est vrai que ça peut effrayer de voir ces réponses et nous pourrions avoir envie de dire à ces jeunes qu’ils se trompent…


La réponse que nous avons choisi de donner aux élèves est la suivante :


  • Effectivement, l’IA est une entité qui est toujours disponible, toujours à l’écoute, toujours d’accord et encourageante. Et c’est agréable, réconfortant, plaisant.

  • Mais on ne peut pas découvrir les sentiments d’une IA, écouter ses doutes, la consoler, l’aider, construire des projets ensemble. Pas de gestes d’amitié possibles non plus (pour l’instant !).

  • En fait la « relation » avec une IA se passe seulement dans un sens : recevoir. Sans la possibilité de donner et partager, on ne peut pas appeler cela une relation, de l’amour.


Ces questions sur l’IA peuvent être déstabilisantes, voire faire peur. "Demain c'est toi !" ne peut pas passer à côté, se dire « qu’il faut faire avec », « vivre avec son temps »…


Ce sont des questions passionnantes car elles questionnent nos façons d’être en relations, notre liberté, notre capacité à créer, réfléchir… en fait d’être humain et comment l’être pleinement.


Nous souhaitons monter un groupe de travail sur cette question et monter une animation sur cette thématique.


Intéressé(es) ? : rejoignez le groupe de travail, (même à distance) julien@demain-cest-toi.fr


« La santé mentale des jeunes : cultiver leurs forces pour l’avenir

Regard sur la santé mentale des jeunes de la part d’un psychologue intervenant en collège et lycée sur Paris.



Un équilibre global


L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme : 


« Un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » 


Cette définition nous invite à voir la santé comme un équilibre global. Chez les jeunes, elle ouvre une perspective encourageante : la santé mentale n’est pas seulement l’absence de difficultés, c’est aussi la capacité à se connaître, à s’adapter et à développer ses propres ressources. 

 


Un fondement d'une construction personnelle


Les compétences psychosociales : un véritable socle 

Avant même de parler de soin, il est essentiel de parler de prévention. Les compétences psychosociales constituent l’un des leviers les plus puissants pour accompagner les jeunes dans leur construction personnelle. 


Elles regroupent des habiletés de vie telles que : 

  • reconnaître et comprendre ses émotions, 

  • savoir communiquer et écouter, 

  • prendre des décisions, 

  • gérer le stress, 

  • développer l’empathie, 

  • renforcer l’estime de soi, 

  • apprendre à résoudre des problèmes. 

 

Ces compétences permettent aux jeunes de découvrir leurs ressources internes : confiance, créativité, sens critique, capacité d’adaptation. Elles ne suppriment pas les difficultés, mais elles offrent des repères pour mieux les traverser. C’est un véritable bagage intérieur pour la vie adulte. 



Un accompagnement désormais plus accessible


Lorsque le mal-être s’installe ou que le besoin d’échanger devient plus profond, il est important de pouvoir se tourner vers un professionnel. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le dispositif Mon soutien psy, qui facilite l’accès à des séances chez un psychologue avec une prise en charge par l’Assurance Maladie. 


Ce type d’initiative montre une évolution positive de notre société : consulter un psychologue devient un geste simple, légitime et décomplexé. C’est la preuve que la santé mentale des jeunes est aujourd’hui reconnue comme une priorité. 



Un message résolument optimiste


Parler de santé mentale aujourd’hui, c’est parler d’outils, de prévention et de possibilités. En développant les compétences psychosociales et en facilitant l’accès à l’accompagnement psychologique, nous offrons aux jeunes deux piliers complémentaires : l’autonomie intérieure et le soutien extérieur. 


Cette dynamique positive s’appuie également sur le travail discret mais essentiel d’associations engagées dans l’éducation et l’accompagnement à l’autonomie, telles que Demain c’est Toi, qui contribuent à outiller chacun dans ses choix de vie et à renforcer la confiance en ses ressources personnelles. 


C’est un double message d’espoir : les jeunes disposent en eux de nombreuses forces, et ils évoluent dans un environnement qui apprend de plus en plus à les écouter, les guider et les soutenir. 

 

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